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Compréhension du besoin des citoyens | Biodiversité positive
Biodiversité Norpac en partenariat avec l'IDDR
LE GUIDE DE LA BIODIVERSITÉ POUR  
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Compréhension du besoin des citoyens

Pour formuler le besoin des futurs usagers, le maître d’ouvrage se doit dans un premier temps de connaître un minimum la perception et l’état de leurs connaissances en termes de biodiversité urbaine. Les quelques informations de cette rubriques résument l’état des connaissances, de la perception et des besoins en termes de biodiversité au regard d’études sociologiques et de sondages à différentes échelles (Europe, France, Lille, Amiens,…). Cette réponse globale ne dispense pas chaque projet d’une concertation des usagers mais permet de comprendre les enjeux.

Perception des usagers : un manque de connaissances avéré…
Pour le maître d’ouvrage qui porte et formule le besoin, il est indispensable de connaître la perception des futurs usagers quant à la notion de nature en ville. L’étude pluridisciplinaire de Nathalie Blanc (1996) a permis d’affirmer que l’animal en ville, désiré ou non (le chat ou la blatte), ne reflète pas la notion de nature dans l’esprit des habitants. L’idée que les citadins opposent systématiquement nature et ville est récurrente dans les études qui ont pu être menées (Choudan, D. 2008 ; Observatoire de la ville-sondage TNS Sofres-, 2007). Dans les esprits, les parcs naturels, les grands animaux, les oiseaux représentent la nature, source de calme et de sérénité, alors que la biodiversité apparente dans les villes reste invisible ou mal perçue (les insectes, les micro-organismes, les mousses et champignons). Pourtant en réalité, il existe une aliénation entre le milieu urbain et certaines espèces. La ville est en effet un écosystème à part entière, dominé par le minéral et que l’homme domine et structure. Les espèces qui colonisent la ville y sont donc adaptées et constituent une biodiversité dite ordinaire. Partant du principe que 75% de la population mondiale sera urbaine d’ici à 2050, la ville constitue un moyen efficace d’organiser la rencontre entre les citoyens et la biodiversité, même ordinaire.
Ce manque de connaissance avéré se décline à l’échelle Européenne, Française et Lilloise avec des nuances culturelles comme le démontrent plusieurs sondages (Commission Européenne, 2010; IDDR (Jeandel et al.) 2010). Même si la majorité des Européens connaissent le terme « biodiversité », il existe un réel manque d’information quant aux actions faites en faveur de la biodiversité (Réseau Natura 2000 inconnu pour 80% des Européens). Alors que 8 européens sur 10 estiment que l’érosion de la biodiversité est un problème très ou assez sérieux et que 70% d’entre eux sont d’accord avec le concept de protection de la biodiversité, la plupart ne voient aucun impact direct sur leur vie quotidienne et future (Commission Européenne, 2010).
La biodiversité visible et importante pour les écologues n’est donc pas forcément celle perçue et appréciée ce qui reste un problème majeur pour la compréhension des actions en faveur de la biodiversité. Les acteurs du bâtiment et notamment les maîtres d’ouvrage ont un rôle primordial à jouer pour organiser la rencontre entre les citadins et la biodiversité ordinaire.
Préférences en termes de biodiversité : l’ambivalence des besoins…
Des études ont pu prouver que la biodiversité en ville influe l’ambiance urbaine, notamment l’ambiance sonores avec le mémoire d’E. Normandeau (2008) qui propose un nouvel outil de conception pour les professionnels en prenant en compte l’impact des végétaux sur les perceptions et préférences sonores des usagers. « Les bienfaits du végétal » en ville sont également étudiés (Plante & Cité sur www.planteetcite.fr) pour déterminer les usages, perceptions et préférences vis-à-vis du végétal en ville.
Le besoin de contact avec la nature exprimé par les citadins est largement mis en évidence dans la littérature pour différents usages et à différents niveaux de besoin (Y.Tison, écologue à la ville de Lille). L’environnement urbain dominé par des espaces naturels remporte la majorité des préférences esthétiques (Matsuoka et al., 2008). Le choix de l’habitat idéal varie selon la classe sociale mais l’habitat individuel est souvent préféré (Devillers et al. 2007). Il existe cependant une ambivalence marquée quant à la notion de densité urbaine : les personnes interrogées par l’Observatoire de la Ville (sondage TNS Sofres, 2007) expriment à la fois le désir d’intimité et de grands espaces (vivre en pleine nature) et le désir de vivre ensemble dans une ville attractive qui offre le plus de services possibles (commerces, aéroport, parcs…). La densification urbaine s’avère pourtant nécessaire pour la ville durable de demain face à l’accroissement de la population (Gauzin Müller, 2001 et Graffin et al. 2007). Pour combiner la densification et l’ambivalence des désirs, il est au maître d’ouvrage de s’assurer que le projet proposé a creusé les perceptions et préférences des habitants et propose de nouvelles conceptions urbaines adéquates.
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