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La notion d’espèce : rareté, protections, menaces et statuts | Biodiversité positive
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La notion d’espèce : rareté, protections, menaces et statuts

Selon le document « Inventaire de la flore vasculaire du Nord-pas-de-Calais (ptéridophytes et spermaphytes) : rareté, protections, menaces et statuts », Centre Régional de Phytosociologie Conservatoire Botanique de Bailleul (version 3a, 26 septembre 2005).

Menace, rareté, espèces patrimoniales

Sur le plan biologique, toutes les espèces se valent. Pour donner un exemple végétal, l’ortie (urtica dioica) n’est pas moins intéressante que l’orchidée pyramidale (Anacamptis pyramidalis) de ce point de vue.

Cependant, certaines espèces moins résilientes et plus exigeantes quant aux qualités du milieu doivent être considérées différemment des autres et protégées. Petit tour d’horizon des termes employés :

La rareté des espèces sur un territoire donné est issue d’un calcul de coefficient de rareté. Le territoire est divisé en petits carrés (« mailles ») et la rareté reflète la fréquence à laquelle la plante a été observée dans les mailles. L’indice s’étend va des espèces très communes observées dans quasiment toutes les mailles aux espèces exceptionnelles observées dans très peu de mailles.

Le degrés de menace reflète les risques d’extinction d’une espèce sur un territoire donné. Elle va de l’espèce éteinte à l’espèce à faible risque d’extinction.

Les espèces d’intérêt patrimonial bénéficient d’une protection légale au niveau international (directive habitat, convention de Berne), au niveau national (liste du 1er janvier 1999) ou régional (arrêté du 1er avril 1991).

Localité, indigénat, espèces invasives

Le statut des espèces dans une région décrit leur indigénat. Pour résumer clairement et simplement, les espèces introduites récemment, ne se reproduisant pas naturellement et ne persistant pas sur un territoire sans l’action de l’homme ne peuvent être considérées comme indigènes ou locales.

Certains critères permettent de graduer le taux d’indigénat d’une espèce selon :
  • La durée de sa présence sur un territoire donné (date la plus ancienne à laquelle elle a été inventoriée)
  • Sa présence sur les territoires voisins
  • La manière avec laquelle elle a été introduite (naturellement, volontairement ou involontairement par l’homme…)
  • Qu’elle se mêle à la flore indigène ou non
  • Sa persistance ou non sur une station donnée
  • La proportion du territoire qu’elle occupe
  • Qu’elle soit annuelle, bisannuelle ou non
  • Qu’elle soit cultivée ou non par l’homme
En savoir encore plus : les statuts d’indigénat

Le terme de « plantes invasives » concerne les plantes introduites volontairement ou non par l’homme ou par d’autres vecteurs (vent, bateaux, animaux…) induisant par leur prolifération dans les milieux des changements significatifs de composition, de structure ou de fonctionnement des écosystèmes. A ces nuisances écologiques s’ajoutent des impacts écologiques comme les allergies, la gêne pour la pèche, les loisirs…

Les plantes déclarées invasives ne doivent surtout pas être achetées et réintroduites par l’homme au risque d’accroitre les effets négatifs engendrés.

Comment repérer le statut des espèces pour votre région ?
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